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Le 39ème forum économique mondial de Davos
le 01/02/2009

Qui nous a mis dans cette panade ?

Le dessinateur Chapatte nous montre l’élite économique et politique de la planète se renvoyant les responsabilités de la crise au 39ième forum économique mondial.

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Il est vrai qu’à Davos cette année, l’ambiance est moins à la fête.

Si l’an dernier, les illustres participants encensaient la liberté du marché et la stabilité de l’économie américaine, la grande majorité souhaite maintenant une implication forte des états pour réguler les échanges économiques.
Spectaculaire retournement d’opinion.

Personne n’a rien vu venir, mais tout le monde s’emploie aujourd’hui à dénoncer avec verve la démesure des marchés, et à proposer tout à la fois des mesures d’encadrement de la finance et de relance de l’économie.

Concernant le contrôle du secteur financier, une seule proposition présente un réel intérêt et serait d’une redoutable efficacité. Il s’agit de la suppression pure et simple des paradis fiscaux. Malheureusement, compte tenu de la très forte intrication des états et de toute l’économie dans ces zones de non droit, la proposition restera un vœu pieux…

Pour la relance de l’économie, on retrouve les propositions habituelles des prêcheurs médiatisés. Soutien des états à l’investissement ou à la consommation, assouplissement des règles de fonctionnement du sacro-saint marché, etc. La panoplie des mesures technico-économiques reste confondante de naïveté et d’aveuglement.
Rien de nouveau, et chacun d’en appeler, avec emphase, à une coopération large et mondiale censée garantir l’efficacité des propositions. La coopération, vertu oubliée, à la rescousse de la mondialisation et de la compétition économique. On est plus à une contradiction près…

Klaus Schwab, le fondateur et président du WEF, a sévèrement critiqué ceux qui ont privilégié le profit à tout prix, et a rappelé que les entreprises devaient être autant au service de leurs actionnaires que de la société. Une déclaration consensuelle par les temps qui courent, mais touchante de candeur.
Le profit reste l’objectif premier d’une entreprise, et être au service de la société relève plus d’un affichage marketing que d’une réalité palpable. Les faits le démontrent tous les jours. La finalité des grandes entreprises, dont le pouvoir surpasse celui des peuples et de leurs territoires, a très peu avoir avec l’intérêt collectif.

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